ANTITAGRAFFITI : Enfin un blog contre le graffiti.

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Le Parisien du 17/03/2005

Il se sont attaqués au Concorde, plus récemment à l'Eurostar et parfois aux véhicules de police.
Dans une logique de défi entre groupes, ils réalisent des"wholes cars",
opération qui consiste àbomber entièrement une rame de métro en plein jour
sous le regard médusé, voire traumatisé, des voyageurs. Le tout étant filmé par des jeunes encagoulés.

Pour la première fois, la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG)
a tenté d'analyser le phénomène des tags, graffs et graffitis.
Dans une étude rendue fin février à Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur,
les policiers constatent que ce phénomène, apparu à la fin des années 1980,
est en constante augmentation et qu'il contribue à créer un climat d'insécurité.
« Ce rapport entre dans la politique générale du ministère de l'Intérieur visant
à identifier les atteintes aux personnes, note l'entourage du ministre.
Le même type de travail, déjà effectué sur les bandes, est en cours sur les violences faites aux femmes et aux enfants. »
 
Le rapport des RG différencie graffitis, tags et graffs.
Les premiers sont considérés comme une forme à part entière de violence urbaine..
 Il s'agit d'inscription sur les murs ou mobiliers urbains, parfois effectués
avec des marqueurs indélébiles, qui se distinguent par leurcaractère violent.
Ils visent des institutions, communautés ou personnes physiques.

Les tags correspondent, eux, à l'inscription d'un nom ou d'une lettre stylisée :
il s'agit de la signature de l'auteur ou de la bande à laquelle il appartient.
C'est souvent un code illisible pour le profane.

Enfin, les graffs constituent une forme plus stylisée, représentant des paysages, calligraphies ou personnages.
Ils s'inscrivent davantage dans une logique artistique que de transgression sociale.
« On retrouve dans ces groupes une éthique stricte, où il y a une volonté d'affirmer une identité propre, explique un spécialiste.
De braver l'interdit sans que cela ait des conséquences sur l'organisation de la société. »
Ces distinctions se retrouvent dans le profil des tagueurs :
les auteurs de graffitis sont à 90 % des garçons, entre 15 et 19 ans,
qui appartiennent à des catégories socioprofesionnelles défavorisées.
Les auteurs de graffs sont plus âgés et ont des niveaux d'études
 beaucoup plus élevés (bac + 4 ou + 5).
 


Article ajouté le 2006-12-30 , consulté 200 fois

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